Stratégie de trading sur la volatilité

Trading sur la volatilité : exemples de stratégies “pour les nuls” avec un rendement hallucinant

Sommaire

L’achat conservation (« buy and hold ») du Bitcoin et du XIV (inverse de volatilité) font partie des 2 meilleurs trades de l’année

Beaucoup de gérants s’érigent en parlant de pure et simple chance

S’agit-il vraiment d’un simple hasard ?

Focus sur la volatilité où je propose 4 stratégies simples (simplistes ?) qui fonctionnent

Introduction

Peu de choses énervent plus les gérants de fonds que les stratégies simples qui génèrent des énormes gains. Et en cette année 2017, ils ont été particulièrement malchanceux avec 2 trades simples gagnants : le bitcoin et la volatilité. Le premier a démarré l’année à 995$ et aux dernières nouvelles était à 5835$ soit un gain de 654% en moins de 11 mois. Le trade sur la volatilité qui consiste à acheter le tracker XIV (VelocityShares Daily Inverse VIX Short-Term ETF) aura permis de déjà amasser 140% depuis le début de l’année 2017.

 

Ces deux trades sont “bêtes et méchants” on pourrait même parler de trades “Pour les Nuls”, dans le sens où ils n’impliquent aucune analyse poussée très sophistiquée des sous-jacents. Ces performances hallucinantes sont le résultat de simples stratégies d’achat conservation (« buy & hold ») et elles ont totalement éclipsé les rendements des meilleurs fonds de la planète. Dès lors, il n’est pas étonnant de trouver des gourous de la finance clamer que le Bitcoin ne vaut rien, qu’il s’agit d’un schéma de Ponzi, d’une simple bulle qui va exploser, pas étonnant non plus d’entendre des gérants de très gros fonds mettre en garde contre le trading sur la volatilité qui consisterait dans cet environnement à ramasser des centimes devant un rouleau compresseur.

Ces rendements hors du commun et les controverses qui entourent ces trades posent une question simple : est-ce vraiment de la pure chance ?

Je ne suis pas un spécialiste du Bitcoin même si j’en parle dans cet article

Pour cet article, je vais me focaliser sur les stratégies autour de la volatilité. Je vais vous montrer 4 stratégies très simples qui fonctionnent réellement aujourd’hui et dont 1 qui passe ce que j’ai appelé le filtre « Puissance 4 » que j’explique juste après.

Filtre “Puissance 4”

Plusieurs sites ou journaux anglophones ont récemment mis en lumière les problématiques d’une stratégie d’achat conservation sur le tracker de volatilité XIV (inverse de la volatilité) malgré le rendement incroyable généré jusqu’à présent cette année.

Le magazine américain Barron’s précisait dans un article récent quels sont les 4 critères qu’une stratégie sur la volatilité devait respecter afin de ne pas rentrer dans la catégorie des stratégies de pure chance ou de pur hasard

Tout cela part d’un article du New York Times qui présente un simple trader amateur qui avait réussi à passer de 500.000$ à 12.000.000$ en 5 ans en shortant le tracker ProShares Ultra VIX Short-Term Futures ETF (UVXY) qui est similaire au XIV.

Barron’s a donc simulé une stratégie en shortant le UVXY avec un certain pourcentage du capital alloué et en se renforçant lors d’un pic du VIX. La conclusion, c’est qu’il est effectivement possible de convertir 500.000$ en 12.000.000$ en 5 ans mais au prix d’un levier très important et avec de multiples drawdowns supérieurs à 60%.

Les 2 premiers critères sont donc les suivants : (i) la stratégie doit avoir des rendements très élevés, dans ce cas-là c’est 89% de CAGR (Taux de Rendement Annuel Moyen) mais pour le critère on retient 50% de CAGR ce qui est déjà énorme et (ii) éviter les drawdowns significatifs.

En l’occurrence la stratégie testée par Barron’s n’aurait pas survécu à la crise de 2008 et vu que les 5 dernières années ont été une période propice au short sur la volatilité la stratégie ressort avec un ratio de Sharpe élevé, mais ne traduisant pas la réalité.

Les 2 derniers critères sont donc : (iii) une stratégie résiliente doit pouvoir survivre à des retournements économiques majeurs et (iv) elle doit avoir un bon ratio risque / gain sur une longue période (exemple : ratios de Sharpe ou de Sortino).

Est-il donc possible de trouver une stratégie simple qui respecte ces 4 filtres à la lettre ?

Une stratégie d’achat conservation est-elle forcément médiocre ?

Une simple stratégie d’achat conservation du XIV ne passerait effectivement pas le filtre “Puissance 4” mais cette stratégie n’est pas aussi médiocre que l’on pourrait penser.

Pour réaliser le backtest, j’ai utilisé le site portfolio123.com qui me permet d’avoir accès à des bases de données historiques, ce n’est pas franchement évident à configurer et je préfère nettement portfoliovizualiser mais le site portfolio123 a accès à des données historiques beaucoup plus anciennes.

Et donc voici ce qu’aurait donné une stratégie d’achat conservation du XIV depuis 2006

De façon assez surprenante, non seulement, cette stratégie aurait survécu à la crise de 2008 (critère n°3), mais elle aurait générée un rendement de 21,23% qui dépasse même la performance de Berkshire Hathaway de Warren Buffet sur la même période. Et cette performance est réalisée avec quand même un drawdown spectaculaire de 85% (échec au critère n°2).

Si l’on regarde d’un peu plus près la performance en fonction du risque sur une base annuelle, cela nous donne la chose suivante :

 

Là encore c’est surprenant de voir que même si les ratios sont loin d’être exceptionnels, le ratio de Sharpe (Wikipedia Ratio de Sharpe) est à 0,46 et meilleur que le S&P500 à 0,31 et le ratio de Sortino à 0,76 contre 0,38 pour le S&P500. En résumé, cela signifie que le rendement supérieur de la stratégie par rapport au S&P500 ne sait pas fait au détriment d’un risque accru.

Pour conclure sur une simple stratégie de « buy and hold » on peut dire que ce n’est tout de même pas si mal, certes nous sommes loin des 89% de CAGR, mais après tout on fait mieux que Warren Buffet (certes lui il a 100 Md$ à investir ce qui pose d’autres problèmes) même si personnellement je ne suivais pas personnellement cette stratégie.

Critère Respecté ?
1. CAGR supérieur à 50 ? Non
2. Drawdown acceptable ? Non
3. Survie à la crise de 2008 ? Oui
4. Ratio risque acceptable ? Oui

Peut-on améliorer cette simple approche sans trop complexifier ? Je le crois et vais tenter de le démontrer

Amélioration progressive de la stratégie

Étant donné les critères que l’on s’est fixés, voici les règles à respecter :

Règle n°1 : Le portefeuille reste à l’écart des grosses récessions

Règle n°2 : Le portefeuille permet d’éviter les pics de volatilité

Règle n°3 : OK pour des corrections de temps en temps tant que l’on ne supporte pas des périodes de drawndowns catastrophiques

Il y a plusieurs techniques bien connues qui permettent de nuance le risque et de respecter ces 3 règles :

  • Pour respecter la règle n°3, je vais adopter une stratégie hebdomadaire avec des arbitrages une seule fois par semaine
  • Pour respecter la règle n°1, je vais utiliser une technique de rotation de portefeuille, quand je ne suis pas investir sur le XIV (lié au marché actions), je vais switcher sur un ETF qui réplique les obligations (je vais utiliser le IEF qui réplique les emprunts d’état américains à long terme)
  • Pour respecter la règle n°2, il faut tenter plusieurs tests de timing de marché (moyennes mobiles à différentes fréquences par exemple)

Stratégie « Pour Les Nuls n°2 »

Cette stratégie utilise simple une approche de moyenne mobile sur le VIX qui nous donne des signaux d’entrée et de sortie pour le XIV. J’ai utilisé une Moyenne Mobile Exponentielle.

Signal d’achat : Ouvrir la position quand la moyenne mobile exponentielle EMA 10 (10 jours) croise à la hausse la moyenne mobile exponentielle EMA 50 (50 jours)

Signal de vente : Fermer la position quand la moyenne mobile exponentielle EMA 10 croise à la baisse la moyenne mobile exponentielle EMA 50

Voici les stats :

C’est clairement un peu meilleur puisqu’on obtient un rendement de 29,5% de CAGR mais pourtant nous avons toujours 70% de drawdown. Les ratios de Sharpe et de Sortino sont meilleurs, mais notre synthèse est toujours de 2 critères sur 4

Critère Respecté ?
1. CAGR supérieur à 50 ? Non
2. Drawdown acceptable ? Non
3. Survie à la crise de 2008 ? Oui
4. Ratio risque acceptable ? Oui

 

Stratégie « Pour Les Nuls n°3 »

Savez-vous quel est le meilleur indicateur pour une récession qui arrive ?

C’est le taux de chômage qui fournit de très bons signaux pour l’entrée et la sortie de crises et bien entendu surtout aux USA où il n’y a pas réellement d’amortisseurs comme chez nous, la corrélation là-bas est beaucoup plus forte.

Regardez le graphe ci-dessous où l’on voit bien que dès que l’UER (taux de chômage US) amorce une remontée, cela correspond à l’entrée dans une période de crise économique.

Pour revenir à notre stratégie, j’ai donc utilisé l’UER comme indicateur pour mes entrées et sorties sur le XIV

Signal d’achat : Ouvrir la position sur le XIV quand la moyenne mobile exponentielle EMA 2 mois croise à la hausse la moyenne mobile exponentielle EMA 3 mois

Signal de vente : c’est l’inverse

Voici ce que l’on obtient :

On se rapproche carrément des 50% de CAGR mais en revanche le maximum drawdown est toujours proche de 70%. Le ratio de Sortino lui passe au-dessus de 1, ce qui commence à être solide ! Nous sommes donc sur la bonne voie.

Critère Respecté ?
1. CAGR supérieur à 50 ? Quasi oui
2. Drawdown acceptable ? Non
3. Survie à la crise de 2008 ? Oui
4. Ratio risque acceptable ? Oui

 

Stratégie « Pour Les Nuls n°4 »

Si vous mixez les 2 conditions de la stratégie « Bête et Méchante » 2 et 3 vous obtenez un bien meilleur CAGR (là on remplit clairement le critère n°1) et des ratios de risque encore meilleurs mais on ne parvient toujours pas à battre le S&P500 en termes de drawdowns. Pour arriver à le battre, il faut utiliser un indicateur qui est moins connu je le reconnais, les spreads de crédit.

Fama & French, 2 économistes renommés américains (le premier est Nobel d’économie) ont démontré, dans un travail de recherche en 1989, que les spreads de crédit (différence de taux d’emprunt entre des actifs risqués et des actifs moins risqués) permettaient de mesurer avec précision l’attitude des investisseurs envers le marché actions. Une baisse du spread de crédit indique une moindre aversion au risque de la part des investisseurs et donc un climat favorable au marché actions. Une augmentation du spread indique une plus forte aversion au risque de la part des investisseurs et donc un repli sur les actifs à risque comme les actions. La mesure la plus utilisées est la différence de rendement entre les emprunts d’entreprises notés Aaa et ceux notés Baa (par les agences de notation).

Si cela vous intéresse de lire les travaux de Fama & French, ils sont ici (bon c’est de l’anglais et c’est un peu technique, mais chacun son kiff !)

J’ai donc utilisé l’index de Bank of America credit spread et toujours selon la même logique de moyenne mobile.

Signal d’achat : Ouvrir la position sur le XIV quand la moyenne mobile exponentielle EMA 20 jours croise à la baisse la moyenne mobile exponentielle EMA 300 jours

Voici les stats ci-dessous :

Le drawdown maximum est enfin passé en dessous de celui du S&P500 !

Et voici ce que donne notre check-list

Critère Respecté ?
1. CAGR supérieur à 50 ? Oui
2. Drawdown acceptable ? Oui
3. Survie à la crise de 2008 ? Oui
4. Ratio risque acceptable ? Oui

 

Conclusion

Je pense que l’on peut raisonnablement conclure qu’il y a bien des stratégies « pour les nuls » qui fonctionnent, quelles que soient les conditions de marché et au travers de violentes récessions. En tous les cas il y en au moins une qui passe avec succès notre filtre « Puissance 4 » (bon c’est peut-être un peu contestable, car je ne suis pas certain que ce soit si évident que cela). Cela vaut la peine de se demander quelle est la confiance que nous pouvons accorder à ces résultats.

Honnêtement, je n’aime pas tellement ces stratégies, car elles ne reposent que sur un seul indicateur et finalement la période considérée (2006-2017) est plutôt favorable au trade XIV même si le krach de 2008 est un bon test.

La solution pour améliorer cela est d’utiliser de multiples indicateurs conjoints avec une stratégie d’entrée du marché plus variable. Et ce type de stratégie ne peut certainement pas être qualifiée de stratégie pour les nuls.

C’est ce que j’ai tenté de faire avec la stratégie Volatility Fusion qui permet de transformer 20.000$ en 19.400.000$ en moins de 14 ans

Finalement, toutes ces stratégies sont purement algorithmiques. Cela veut dire que j’ai éliminé tout part d’intuition humaine qui aurait pu interférer avec le trading. Est-ce que le raisonnement humain aurait pu améliorer ces rendements ou peut être éviter certaines grosses corrections ?

Je reste assez sceptique là-dessus car finalement les algorithmes nous donnent leur meilleur rendement en matière de volatilité dans les périodes où l’intuition humaine nous met des barrières.

Exemple avec l’élection de Donald Trump où notre intuition nous annonçait un cataclysme avec une forte hausse de la volatilité et le XIV depuis a réalisé une performance de 188% ! Idem ces dernières semaines où notre intuition nous fait dire que le VIX ne peut pas descendre en dessous de 10 et qu’il vient de clôturer 5 semaines consécutives en dessous ! Me faisant d’ailleurs vendre le XIV à 92 alors qu’il est monté jusqu’à 112…

 

Si vous n’avez toujours pas téléchargé mon guide gratuit sur les secrets du trading sur la volatilité, vous pouvez le faire en cliquant ici.

Quel est le secret de l’Ethereum qui va lui permettre de supplanter le Bitcoin à court terme ?

Le Bitcoin existe depuis un certain temps et il s’est avéré particulièrement fonctionnel pour envoyer de l’argent d’un compte à un autre, mais comme toute innovation sur un marché de rupture, il est temps à un moment donné de passer à la génération suivante. Beaucoup de gens ont souhaité apporter des améliorations au réseau Bitcoin, que ce soit pour rendre le minage plus facile ou plus équitable, ou pour accélérer le traitement des transactions.

Dans cet article, je vous propose d’aborder les cryptomonnaies pas simplement comme des moyens de paiement mais comme des ecosystèmes et donc de comprendre pourquoi ethyreum est à mon avis bien supérieur au bitcoin car il ouvre aux développeurs un potentiel énorme d’applications. Nous en verrons quelques unes et notamment le “smart contrat”, ou comment l’ethereum pourrait remplacer la justice d’une certaine façon.

Enfin je vous donnerai des systèmes pour trader les cryptodevises et faire un placement à moyen long terme. Bonne lecture !

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4 principes pour réussir dans le trading de volatilité

On a tous déjà entendu au moins une fois les proverbes classiques qui s’appliquent au trading en général comme “Coupez vos pertes rapidement et laissez courir vos gains” et plein d’autres. Mais quels sont les éléments qui peuvent vous donner un avantage dans le trading assez spécifique de la volatilité ?

Je vous détaille 4 principes à respecter lorsque vous tradez sur la volatilité

 

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Momentum pour investir

Quel est le meilleur moment pour débuter une stratégie sur la volatilité ?

Une question qu’on me pose souvent : quel est le meilleur moment pour investir sur une stratégie de volatilité (si je ne suis pas déjà investi) ?

C’est une question légitime.

La “meilleure” réponse

Les stratégies que je préconise sur Volatilité Trader sont des stratégies de long terme avec des investissements sur plusieurs jours ou plusieurs semaines. Le but de ces stratégies est de capturer le biais statistique offert par les propriétés intrinsèques de la volatilité : le “roll-yield”, la prime de risque de volatilité et le retour à la moyenne (ces éléments sont expliqués dans l’ebook offert). Bien que la date de démarrage va avoir un impact sur votre performance à court terme, sur le long terme votre date de départ n’aura qu’un impact mineur. Cela est spécialement vrai lorsque vous investissez un même montant à intervalles réguliers (investissement de 10 k€ chaque début d’année). 

Voilà la meilleure réponse, néanmoins je comprends que cela ne soit pas pleinement satisfaisant et que cela manque un peu de pragmatisme.

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Le fonctionnement des ETF sur la volatilité

Pourquoi trader la volatilité ?

La réponse est claire : les produits de trading sur la volatilité peuvent vous aider à affûter vos compétences de Market timing. La volatilité en tant que classe d’actifs n’existait pas jusqu’en 2009. Le premier ETF disponible sur la volatilité : iPath S&P 500 VIX Short Term Futures ETN (VXX) a été lancé le 30 janvier 2009. Son corollaire inverse le VelocityShares Daily Inverse VIX Short Term Futures ETN (XIV) a été lancé le 30 novembre 2010, il réplique la baisse de la volatilité. Les autres ETFs qui sont le SVXY (1x short volatility) et UVXY (2x long volatility) ont été lancés en octobre 2011. Aujourd’hui il existe des dizaines de trackers sur la volatilité : VIXY, VXZ, VIXM, XVIX, VIIX, VIIZ, ZIV, etc. Mon but n’est pas de tous les couvrir. Si cela vous intéresse, en cherchant sur Internet vous pourrez trouver une liste complète assez facilement.

La volatilité est une classe d’actifs relativement nouvelle, ce qui explique qu’il y a assez peu de littérature sur le sujet dans le monde anglophone et en français c’est simplement le néant total. Cela explique que la plupart des investisseurs ne soient pas du tout familiers avec cet actif.

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Les principes mathématiques de l’investissement

Les principes mathématiques d’une perte en bourse et de son comblement pour revenir break even sont exprimés de manière succincte par Warren Buffet : « La règle numéro un de l’investissement est de ne pas perdre d’argent. Règle numéro deux : regarder à nouveau la règle numéro un ».

Tandis que la plupart des blogs sur la bourse ou des livres sur l’investissement se focalisent sur la beauté des intérêts composés et les liens fantastiques que cela peut permettre de délivrer sur longue période de temps, ils omettent consciencieusement ou pas que chaque classe d’actifs a un prix et que ce prix fluctue aussi bien la hausse qu’à la baisse. Et si ce prix fluctue à la baisse sur une longue période, les intérêts composés ou les dividendes peuvent ne pas suffire à simplement revenir à votre investissement initial. Pour rappel, si votre investissement perd 20 % vous avez besoin de générer 25 % pour simplement revenir à votre position initiale. Si vous perdez 30 % vous avez besoin d’une hausse de 43 % pour revenir break even. Si vous perdez 50 %, le gain requis est de 100 % et enfin si vous subissez une perte de 60 % vous aurez besoin d’une hausse de 150 % pour simplement revenir à votre niveau initial. Plus fort votre investissement chute, plus haute sera la falaise à remonter pour revenir au niveau initial. Et une fois qu’une classe d’actifs a perdu son intérêt de la part des investisseurs, il n’est pas du tout certain qu’elle retrouvera une certaine attractivité dans un laps de temps court. Parfois, cela prend des décennies pour que les classes d’actifs reviennent à leur niveau initial. Regardez par exemple ce qui s’est passé sur le Nasdaq ou sur le marché des actions Japon par exemple.

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Pourquoi bien choisir ses actions en bourse est complexe ?

Les boursicoteurs adorent le marché actions et ils adorent détenir des actions. Le rêve pour un investisseur c’est d’acheter un super produit ou un super service puis d’acheter les actions de la société qui les fabrique pour les détenir sur le long terme et faire fortune à partir de l’investissement initial.

C’est l’essence même du capitalisme.

Apple, Microsoft, Procter & Gamble la liste est longue. Ça paraît tellement facile acheter un iPhone détenir des actions Apple et partir en vacances avec plein de profits. Mais pour chaque succès comme Apple il y a cinq échecs comme Blackberry. Bien que Blackberry ait été une très belle société, l’action Blackberry n’a pas représenté un bon investissement depuis 2007 lorsque la plupart des investisseurs de ma génération devinrent en âge d’investir. Tandis que Microsoft avait triplé son chiffre d’affaires et sa rentabilité depuis 2000, l’action a connu une longue descente aux enfers. En même temps une compagnie comme Amazon ou Salesforce qui n’étaient pas forcément rentable ont atteint des sommets en bourse.

Pour chaque succès comme Apple, il y a cinq échecs comme Blackberry

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Les grandes tendances et perspectives sur la bourse et les marchés financiers pour 2017

Je n’ai pas de boule de cristal, mais l’idée de cet article est de passer en revue les grandes perspectives macroéconomiques et d’en déduire quels seront les effets sur les différentes classes d’actifs et ainsi orienter votre stratégie financière pour bénéficier des marchés en 2017. Bien entendu, on fera un focus particulier sur la volatilité pour envisager les tendances et voir comment en profiter au mieux.

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